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Dialogue national inclusif : Yelema y sera avec une valise de propositions

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Le parti Yelema participera au dialogue national inclusif. Le parti de l’ancien Premier ministre Moussa Mara y participe déjà au niveau communal et des cercles. Il n’y participe pas pour la simple forme, mais avec des propositions de sortie de crise. Cela, sur l’ensemble des thématiques du Dialogue national inclusif. La direction du parti était devant les médias le samedi dernier, à la Maison de la presse de Bamako, pour dévoiler cette valise de propositions.
De grandes réformes proposées pour les questions de paix et de sécurité !
Sur l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, le parti Yelema pense qu’il faut débattre le contenu dudit accord. Cela, afin d’identifier d’éventuels points négatifs à rediscuter, faire ressortir ses points positifs qui peuvent être mis en œuvre dans un bref délai et organiser le dispositif pour l’améliorer.
Parlant de l’armée et de la défense, Moussa Mara et les seins estiment que l’État-major général des armées doit être déménagé à Mopti. Cela, pour rapprocher le commandement militaire du théâtre des opérations. Aussi, faut-il auditer tous les contrats de plus de 500 millions de FCFA des trois derrières années et accélérer les sanctions afin de mettre fin à la corruption dans le système de défense du Mali. Le parti Yelema pense que l’opinion des officiers généraux doit être prise en compte sur la direction de l’État-major général jusqu’au commandement sur le terrain. Nommer des personnes et les maintenir pendant au moins une période de deux ans en leur laissant la carte blanche pour agir sans aucune interférence politique. Sur la justice et la réconciliation nationale, le parti propose d’organiser des procès relatifs aux grands massacres d’Aguelhok, Kouloghon, Ogossagou, Sobane Da et débattre de la loi l’Entente nationale pour corriger les insuffisances identifiées.
Imposer l’alternance à la tête des partis politiques !
Dans sa valise de propositions, Yelema pense qu’il faut supprimer la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale par le président de la République. Aussi, mettre en validation obligatoire par l’Assemblée nationale des principales nominations gouvernementales et aux postes sensibles de l’État. Il s’agit, entre autres, des ministères régaliens, la direction de la sécurité d’État et du Trésor.
S’agissant des partis politiques, Moussa Mara estime qu’il faut imposer l’alternance à la tête des partis politiques et la couverture du territoire ainsi que la participation sous peine de retrait du récépissé. L’ancien Premier ministre propose la décentralisation du versement du financement public et le lier uniquement aux performances électorales. Aussi, bannir la transhumance entre les partis politiques par l’annulation du mandat et l’interdiction de concourir à l’élection qui suit cette annulation de mandat ainsi que de dépolitiser la haute administration publique.
Parlant du système électoral, le parti Yelema pense qu’il faut mettre en place une administration permanente de gestion des processus électoraux et de suivi des partis politiques, finaliser le découpage territorial et le découpler de l’organisation territoriale. Aussi, estime-t-il qu’il faut limiter le poids de l’argent dans le système électoral. Il faut publier les ressources et les comptes des élections, fixation de plafond de dépenses, audit et sanctions de contrevenants, interdiction de cadeaux et autres activités similaires six mois avant les élections, adoption du scrutin mixte aux législatives. Aussi, encadrer les candidatures sortantes aux élections et limiter l’utilisateur des moyens de l’État.
André Traoré
Source : Soleil Hebdo
Maliplume01@gmail.com

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