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Oumou Sangaré à ses détracteurs : « Même 10 festivals ne suffisent pas pour Wassoulou »

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Depuis l’annonce du festival qu’elle s’apprête à lancer les 15 et 16 mars à Yanfolila, Oumou Sanagré se voit accuser par une certaine opinion de concurrencer le festival international « nuits du Kamalen n’goni » de Yoro Diallo, un autre poids lourd de la musique du wassoulou. « Un endroit aussi riche en culture comme le wassoulou, même 10 festivals ne suffisent pas » répond la diva de la musique malienne.

Dans la foulée de la tenue de la 6e édition du festival international « des nuits du kamalen n’goni » dont l’artiste Yoro Diallo est l’un des initiateurs, la diva du wassoulou vient de mettre sur les fonts baptismaux « le festival international du wassoulou ». Interrogée sur ses rapports avec les organisateurs du festival des nuits du kamalen n’goni, Oumou Sangaré a martelé qu’un seul festival n’est pas assez suffisant pour promouvoir la richesse culturelle du wassoulou. « Le wassoulou est extrêmement riche en culture. Le festival organisé par mes frères, s’appelle le « kamalen n’goni ». Avant le kamalen n’goni , le wassoulou regorgeait une immense richesse culturelle. Il y’a beaucoup d’autres pans de notre culture qui ont besoin d’être mis en lumière. Je soutiens le kamalen n’goni. Mais il n’est pas suffisant pour le Wassoulou » a justifié l’artiste.
Et Oumou Sangaré d’expliquer, que le wassoulou est une zone qui a besoin de bien d’autres festivals. « Dans un endroit si riche comme le wasoulou, on peut organiser même vingt festivals » a indiqué la diva. Car selon elle, la variété culturelle du wassoulou s’explique par l’immensité de son aire géographique. « Le wassoulou est un vaste territoire au sud du Mali qui englobe une partie de la Guinée et de la Cote d’Ivoire. Nos cultures ne reconnaissent pas les nouvelles frontières tracées par le colonisateur » a-t-elle relevé.
Avant de conclure, que l’objectif du FIWA est de mettre en lumière toutes les autres cultures du wassoulou non encore connues du grand public. « A wassoulou, il y’a le Djagwara, il y’a le Didadi, il y’a le Dozo n’goni, la liste est très longue. Si c’est le Kamalen n’goni seul qui fait le festival, les autres vont disparaitre ou mourir silencieusement » a-t-elle soutenu.
Samuel Bouabouvier
Source : Maliplume.com

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