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ANASER : Recrutements taillés sur mesure, incompétence… le crash est programmé

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Créée en 2010 en vue de lutter contre l’insécurité routière, l’Agence nationale pour la sécurité routière va bientôt mourir par strangulation. Le passage de quelques cadres compétents avait poussé l’Etat à fonder un espoir sur la nécessité de l’existence de ce service. Mais la mauvaise gestion a fait d’elle aujourd’hui le nid où tous les oiseaux de mauvais augure pondent leurs œufs. Aujourd’hui il urge de sauver l’Anaser.

Un attroupement par-ci, un autre par-là, voilà entre constat qui se dégage à première vue dès qu’on franchit la cour de cette structure. Ne paniquez pas ! Ce n’est pas un accident dans la cour, mais plutôt des agents de ladite structure qui n’ont rien à faire de 8 h à 16 h. Si cette structure, a jadis fait la pluie et le beau temps, force est de signaler qu’il faut finalement enregistrer ses actes de prouesses dans les archives, car au moment actuel, rien ne va.

Un doigt accusateur est pointé sur la mauvaise gestion du ministre de tutelle et du directeur général, Sidiki Konaté. Avec plus de 60 personnes recrues avec 7 dispatchés entre les antennes régionales qui ne fonctionnent d’ailleurs pas, la structure peine à mener à bien sa mission première qui est la prévention des accidents de la route. Les seules actions menées sont, entre autres, le spot pour l’ORTM et quelques bandeaux distribués à une poignée de journaux.

La vache laitière dépérit à vue d’œil

Ce n’est un secret pour personne, l’Agence nationale pour la sécurité routière traverse des moments pas glorieux et est absente sur le terrain. Malgré cette difficulté, le directeur général s’apprête à recruter une dizaine de personnes proches du ministre Soumana Mory Coulibaly, le ministre en charge du département.

Pis, les 9 recrues de l’année dernière ont tous été bombardés dans les régions qui ne sont même pas opérationnelles. Du coup, c’est un véritable pilotage à vue et le hic est que depuis que la direction a été confiée à M. Konaté, le budget de la structure n’a pas été mobilisé à hauteur d’un milliard contre un précédent de un milliard cinq cent millions.

Ce qui dénote que le budget est instable alors que les règlements des EPA sont clairs que le budget du personnel ne doit pas dépasser les 1/3 du budget et même le cadre organique de l’Anaser ne prévoit pas  un recrutement au stade actuel.

Contacté par nos soins, le premier responsable de la structure n’a pas voulu nous recevoir encore moins répondre à nos différents appels. Par contre un de ses plus proches collaborateurs n’a pas pu être capable d’expliquer comment le DGA a pu parachuter au sein de l’Anaser en provenance de l’ANICT.

Or son passage au sein de cette administration de l’Etat n’a pas fait que du bon… Ou ce qui justifie l’absence du chef division de la prévention des accidents qui se trouve hors du pays ?

Affaire à suivre !

Abdourahmane Doucouré

La Sirène

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